LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

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Mr a
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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par Mr a » 27 octobre 2025, 17:55

gato13 a écrit :
27 octobre 2025, 09:45
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(1994)

"Entretien avec un vampire" est le premier tome de la série "Chroniques des vampires" (12 livres à ce jour) écrite par Anne Rice. Audacieux, décadent, sensuel, érotique, romantique, ténébreux, cinglant, le long métrage de Neil Jordan est une pure merveille. Esthétiquement, c'est l'extase à chaque plan et à chaque image du film. Les décors sont de toute beauté et les effets spéciaux saisissants. La mise en scène est contemplative quand il le faut. Elle devient virevoltante quand cela est nécessaire. Elle est superbement soulignée par l'envoûtante et somptueuse bande originale signée Elliot Goldenthal. Quant au casting cinq étoiles, c'est le nirvana. Tom Cruise est prodigieux, fascinant dans le rôle de Lestat. Une prestation risquée, magistrale à tel point qu'Anne Rice farouchement opposée au départ au choix de l'acteur se fendra d'une lettre d'excuses et de félicitations à la sortie du film. Brad Pitt est admirable de douleur et de mélancolie contenue. Une interprétation audacieuse et remarquable. La toute jeune Kirsten Dunst est parfaite en Claudia et Antonio Banderas est un Armand magnétique. Dommage que la même équipe n'ai pas tourné les deux suites que sont "Lestat le vampire" et "La reine des damnées" qui constituent le premier triptyque de l'immense et envoûtante saga des vampires créée en 1976 par Anne Rice. Aujourd'hui encore, "Entretien avec un vampire" demeure le dernier grand film de vampires. Il s'est imposé comme un grand classique du cinéma d'horreur et n'a rien perdu de son pouvoir de fascination.

CHEF-D’ŒUVRE !!!
+1 (pour faire court) ;)

8-)
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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 29 octobre 2025, 23:08

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(1958)

Cinquième des douze westerns tournés par John Sturges qui a réalisé le chef-d’œuvre "Les sept mercenaires" en 1960, "Le trésor du pendu" se situe entre "Règlement de comptes à O.K. Corral" en 1957 et "Le Dernier Train de Gun Hill" en 1959. Magistralement filmé dans des paysages flamboyants mis en valeur par un splendide cinémascope, ce western psychologique permet d'assister à une superbe confrontation entre deux grands spécialistes du genre que sont Robert Taylor et Richard Widmark. Le premier est tout en intériorité et en sobriété froide. Le second livre une performance haute en couleur dont il a le secret. Tour à tour inquiétant, sadique, séduisant, violent, fourbe, le sourire aux lèvres, l'acteur irradie l'écran d'un magnétisme animal fascinant. La tension entre les deux personnages atteint son paroxysme après une scène d'altercation brillamment réalisée par un John Sturges très inspiré. Sans atteindre les sommets de "Fort Bravo" du même réalisateur en 1953 ou des œuvres citées plus haut, "Le trésor du pendu" fait partie de ces solides westerns qui ont contribué à la beauté du genre.

SUPERBE !!!
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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 30 octobre 2025, 21:40

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(1965)

Adaptation du célèbre roman de Boris Pasternak, "Le Docteur Jivago" est un extraordinaire mélodrame historique où se côtoient l'épique, le romantique, le psychologique et le tragique. D’une durée de trois heures et vingt minutes, cette superproduction colossale, flamboyante prouve une fois de plus la quintessence du cinéma de Sir David Lean et sa capacité à réaliser des fresques à la fois grandioses et intimistes. Après les immenses chefs-d’œuvre que sont "Le pont de la rivière Kwaï" en 1957, "Lawrence d'Arabie" en 1962 et avant "La fille de Ryan" en 1970, "Le Docteur Jivago" en est un nouvel exemple mémorable. De l’inoubliable thème musical de Maurice Jarre à la splendeur des décors, des costumes en passant par la mise en scène romanesque, ample, lyrique, majestueuse de Sir David Lean au service des interprétations magistrales d'Omar Sharif, Julie Christie, Geraldine Chaplin, Rod Steiger, Tom Courtenay, Alec Guinness et Ralph Richardson, toutes les étoiles se sont alignées pour le film. Malheureusement, soixante ans après sa sortie, "Le Docteur Jivago" reste tristement d’actualité. À sa parution en 1957, la publication du roman de l’écrivain soviétique étant interdite en URSS, "Le Docteur Jivago" est publié en Italie après que le manuscrit soit arrivé clandestinement chez un éditeur milanais. En 1958, Boris Pasternak reçoit le Prix Nobel de Littérature. Tout comme le roman, le film de Sir David Lean a été interdit en Union Soviétique à sa sortie. Le roman a été publié en Union Soviétique en 1986. Le film a enfin été diffusé pour la première fois en Russie en 1994. Soit trente ans après sa sortie initiale. Aujourd'hui encore, "Le Docteur Jivago" est une œuvre d’art essentielle et un monument du cinéma.

CHEF-D’ŒUVRE !!!

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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 31 octobre 2025, 19:38

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(1989)

Sorti en 1989, "Glory" raconte l'histoire des volontaires du 54e régiment du Massachusetts, uniquement constitué d'Afro-Américains, dans un État du Nord durant la fratricide guerre de Sécession. À partir de cette terrible et cruelle histoire, Edward Zwick réalise une épopée guerrière historique, spectaculaire, dramatique, bouleversante, lyrique et intimiste. Le metteur en scène à qui l’on doit de grandes fresques épiques et romanesques telles que "Légendes d’automne" en 1995, "Le dernier samouraï" en 2003, des films de guerre tels que "À l'épreuve du feu" en 1996, "Blood Diamond" en 2006, "Les insurgés" en 2008, bénéficie d’une distribution exceptionnelle. Matthew Broderick, Denzel Washington, Morgan Freeman, Cary Elwes ainsi que l’ensemble des seconds rôles sont magnifiques. L’impact émotionnel qui se dégage à la vision de "Glory" est décuplée par la puissance évocatrice de la superbe bande originale écrite par le célèbre compositeur James Horner.

POIGNANT !!!

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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 01 novembre 2025, 16:00

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(1962)

En 1789, une célèbre mutinerie eut lieu à bord du Bounty alors en route vers Tahiti pour rapporter des arbres à pain. En opposition totale à l’inflexibilité du capitaine Bligh qui faisait preuve d'une discipline impitoyable envers son équipage et la plupart de ses officiers, ces derniers sous l’impulsion de Fletcher Christian prirent possession du navire. Dernier film du metteur en scène Lewis Milestone à qui l’on doit entre-autres "À l'ouest, rien de nouveau" (1930), "Des souris et des hommes" (1939), "Okinawa" (1950), "La Gloire et la Peur" (1959) et réalisé en 1962, "Les révoltés du Bounty" est une fresque d'aventure maritime somptueuse. Le film doit sa renommée amplement méritée à son exceptionnelle photographie obtenue grâce à l’utilisation d’un flamboyant technicolor au service d’une mise en scène exemplaire, aux moyens techniques colossaux investis et à la magnificence des décors extérieurs où fut tourné le film. La remarquable distribution emmenée par un Marlon Brando impérial, un Trevor Howard magistral et un Richard Harris impeccable ajoute au prestige immense de cette superproduction haute en couleurs.

CHEF-D’ŒUVRE !!!

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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par Mr a » 02 novembre 2025, 18:07

Hier soir:
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de John Milius (1981)

Mon avis ici :arrow: viewtopic.php?f=11&t=1299&p=25323&hilit ... ius#p25323

8-)
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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par Mr a » 02 novembre 2025, 18:37

Aujourd'hui:
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de John Krasinski (2021)

Mélange efficace de frissons et d'émotion,ce deuxième volet,toujours réalisé par John Krasinski,commence là où le premier s'était arrêté....on y retrouve la famille Abbot,emmenée par la mère (formidable Emily Blunt) qui tente de fuir les monstres qui surgissent au moindre bruit....Stress et émotion sont donc les ingrédients de ce deuxième opus qui ne surprend plus certes,mais qui reste par moments d'une redoutable efficacité grâce à une mise en scène et un montage habiles qui empêche parfois le spectateur de respirer....

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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 03 novembre 2025, 17:36

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(1939)

Tout a été dit ou presque sur cette fresque historique et romanesque. Tous les superlatifs ont été employés et aucun n'est usurpé. Rien que la ténacité, l’omnipotence, l’acharnement du célèbre producteur David O. Selznick associé à la démesure d’une telle entreprise méritent le respect. Des préparatifs techniques en passant par un casting hors du commun pour trouver les interprètes adéquats et notamment l’actrice idéale pour incarner à l’écran Scarlett O’Hara jusqu’au tournage épique et dantesque du roman de Margaret Mitchell lui assurent à jamais le statut de monument du cinéma. Une mise en scène lyrique et irréprochable du réalisateur Victor Fleming sous la supervision dictatoriale du producteur David O. Selznick qui avait son mot à dire sur les plateaux de tournage. Un scénario magistral, un technicolor flamboyant, une musique somptueuse signée Max Steiner, des décors grandioses, des costumes de rêve et pour donner vie à tout cela, des interprètes entrés pour toujours dans la légende du 7ème art. Clark Gable et Vivien Leigh sont et seront pour l’éternité Rhett Butler et Scarlett O'Hara. Leslie Howard, Olivia de Havilland et Hattie McDaniel sont les autres interprètes inoubliables de ce sensationnel "Autant en emporte le vent". À la cérémonie des Oscars de 1940, le film récolta huit trophées dont celui du meilleur film, de la meilleure actrice pour Vivien Leigh, du meilleur metteur en scène pour Victor Fleming, de la meilleure actrice dans un second rôle pour Hattie McDaniel (ce fut le premier Oscar attribué à une actrice afro-américaine), du meilleur scénario adapté pour Sidney Howard, de la meilleure photographie, de la meilleure direction artistique et du meilleur montage. Clark Gable et Olivia de Havilland furent aussi nommés mais ne furent pas récompensés. Mais peu importe leurs absences au palmarès et l’avalanche de statuettes que remporta le film en 1940, la plus belle des récompenses est celle du public du monde entier qui depuis plus de quatre-vingt-cinq ans n’en finit pas d’être emporté par le souffle historique et la passion artistique de cette somptueuse fresque romanesque inscrite à tout jamais dans la mémoire collective et dans la légende d’Hollywood.

UN MONUMENT DU 7ÈME ART !!!

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Modifié en dernier par gato13 le 04 novembre 2025, 16:47, modifié 1 fois.
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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 04 novembre 2025, 16:46

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(1939)

Voici un film qui a une importance capitale dans l'histoire du cinéma américain et mondial. "La chevauchée fantastique" a non seulement fait décoller les immenses carrières de son réalisateur John Ford et de son comédien John Wayne, mais il a aussi fait entrer le western dans son âge adulte pour les trente années suivantes. Sans oublier qu'il a révélé aux yeux du monde entier les décors majestueux de Monument Valley qui allait devenir la deuxième maison du cinéaste (il y tourna 10 films) et un symbole marquant du western. Noir et blanc magnifique, précision de la mise en scène, personnages magistralement écrits et interprétés, la naissance du mythe John Wayne et une scène de poursuite d'anthologie, tout cela réuni contribue à faire de "La chevauchée fantastique" un chef-d’œuvre absolu.

MONUMENTAL !!!

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Re: LA MUSIQUE OK MAIS LE CINE ?

Message par gato13 » 04 novembre 2025, 20:24

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(1961)

Adapté d'un roman de Georges Simenon, "Le Président", soixante-cinq ans après sa sortie n'a pas pris une ride. Il est encore et plus que jamais tristement d’actualité. Et pour cause, les pratiques politiques n'ont pris aucune ride elles aussi. Voire pire, elles sont devenues pathétiquement affligeantes. Merveilleusement réalisé par l’immense orfèvre Henri Verneuil, le film est magistralement dialogué par un Michel Audiard en état de grâce. Le dialoguiste en verve offre sur un plateau des dialogues, des répliques taillées sur mesure pour l’étincelante distribution qui prône sur l’affiche. À sa tête, Jean Gabin compose un président plus vrai que nature. Sa performance exceptionnelle est certainement une des plus grandes prestations de son immense carrière qui n'en manque pourtant pas. À ses côtés le prodigieux Bernard Blier est comme toujours parfait. Il ne faut surtout pas oublier de mentionner la remarquable Renée Faure et les excellents Louis Seigner, Henri Crémieux et Alfred Adam qui complètent la distribution à merveille. À noter que la musique est de Maurice Jarre que tous les amateurs de cinéma connaissent à travers les thèmes de classiques comme "Le Jour le plus long" et "Lawrence d'Arabie" en 1962, "Week-end à Zuydcoote" en 1964, "Le Docteur Jivago" en 1965, "Les Professionnels" en 1966, "La Nuit des généraux" en 1967, "La Fille de Ryan" en 1970, "L'Homme qui voulut être roi" en 1975, "Witness" en 1985, "Le Cercle des poètes disparus" en 1989 et tant d’autres. Aujourd’hui encore, voir et revoir ce grand film qu’est "Le Président", c'est faire preuve de citoyenneté.

MAGISTRAL !!!

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